DO-VIH 1
En réponse à microsnake (et d'autres)
Il faudrait déjà LIRE le BEH au lieu de repartir dans l'alarmisme, les imprécations et les idées toutes faites.
Cela fait des années que les Cassandre (allez : AUP, Têtu, ECS…) hurlent à la reprise des contaminations, alors que RIEN ne le prouve et surtout pas la DO-VIH. Par contre, pour le moment, on peut dire que le nombre de séropositivités découvertes (on ne parle pas de contamination, on ne peux pas les mesurer) reste STABLE chez les pédés en 2006 depuis 2004. De même le nombre de passage au stade SIDA continue de diminuer ainsi que le nombre des décès. Personnellement, que ça n'empire pas et même que l'on meure de moins en moins je trouve ça bien, pas vous ? Je ne m'en contente pas, mais je ne me roule pas par terre parce que c'est insupportablement injuste.
Parallèlement, nous savons que les pratiques à risques augmentent, tout comme les cas d'IST.
Comme les études à SF l'ont démontré, une augmentation des pratiques à risques peut même conduire à une baisse des contaminations. La question est donc non pas d'être forcément un intégriste de la capote (ce que je suis) pour être un bon pédé, mais de ne pas faire n'importe quoi (mais pas de la forme habituellement publiée quand on stigmatise les "irresponsables" tapioles).
Mettre le doigt sur les pratiques à risque, ou les IST est donc une erreur, c'est de la tradiprévention, c'est crétin, ne voit pas le bout de son nez et ne mène à rien (sinon le problème serait réglé depuis longtemps). L'essentiel des contaminations homo ont lieu lors de rapports certes non protégés, mais par des personnes qui ne se savent pas contaminées et en primo infection (soit le moment où ils sont le plus contaminants). Les imprécations à la capotes n'ont pas résolu notre problème et ne le résoudront pas (ce qui ne veut pas dire qu'il faut l'abandonner), il n'y a de résolution possible pour sortir du cadre endémique du VIH chez les pédés que par la prise en compte de toutes les pratiques, y compris sans préservatif, par la prise en compte globale de la santé des tapioles, nous ne sommes pas que des réceptacles à VIH putatifs .
Donc, laissons de côté l'incantatoire, promouvons toujours le préso, parce que ça marche bien mais pas pour tout le monde (sinon nous n'aurions plus de contaminations depuis 20 ans… on se réveille !), rationalisons les pratiques en réduction des risques pour ceux qui ne la mettent pas toujours ou pas du tout (même l'INPES s'y met, réveillez-vous), passons à la séro-adaptation (qui n'est PAS une ségrégation ou un sérotriage (on ne sait pas lire dans certains magazines ou certaines associations) : on articule ses pratiques en fonction des statuts respectifs -je résume-), parlons de nos autres problèmes de santé (qui tuent plus de pédés que le SIDA même si ça vous dérange) et occupons-nous de nous, nous ne sommes pas qu'une sérologie.
Et testons-nous, encore et toujours, même si ça ne doit pas être une fin en soi (le but n'est pas de "gagner à la lotterie").
Et pensez aux TEP (traitements post expositions) !
SF voit ses découvertes de séropositivités diminuer fortement dans un contexte local de forte pratiques à risques et de sérotriage, il y a des leçons à en tirer, que nos tradipréventionalistes connectent leurs neurones enfin. On réfléchit à SF toujours sur comment éviter l'endémie, c'est la question qui se pose à nous, et ce n'est pas en continuant avec les recettes éculées qui ont montré aussi bien leur efficacité que leur limites que nous y arriverons.
La stratégie pour sortir les pédés de l'endémie n'est pas arrêtée, mais ce n'est pas avec des discours d'un autre âge que l'on sortira à 20 ans ou 50 ans la communauté du VIH. Ce qui est sûr, c'est que plutôt nous nous y mettons, plus vite nous y arriverons.