À Paris, à vélo, on dépasse les autos…

J'écoute : avec mes pieds
Je regarde : avec mes oreilles
Je lis : des livres
Je joue : de plusieurs instruments
Je mange : tous les jours
Je bois : de l'eau
Je cite : St Simon et Thucydide
Je pense : sans arrèt
Je rêve : chaque nuit
(mis à jour vendredi 18 mai 2007 à 04:02)

02/12/2007

02/12/07 - 19:10

Benoît Seize (contrepet)

Suite au post de valerio

- l'incapacité de la foi (quelle que soit la religion) à penser ce qui existe en dehors d'elle m'étonnera toujours, mais sommes toutes, ce n'est que normal. Ce qui ne pense que par la foi ne peut penser ce qui existe en dehors d'elle, même Pascal l'avait compris à sa manière à l'inverse. L'athéisme n'a pas besoin d'espérance, il n'est pas désespéré, il vit. Poser comme nécessité l'espérance c'est ne montrer qu'une chose, sa peur de la mort, ce qui pour une religion qui croit en la résurrection et l'immortalité de l'âme me fait doucement rigoler.

- Il y a encore une nette volonté obscurantiste de vouloir soumettre les sciences à la foi. C'est toujours le Moyen-Âge, et Galileo Galilei (je sais, lui vivait à la Renaissance) qui doit abjurer sa phrase sur l'homme qui n'est pas au centre de la création… Que l'on critique le scientisme, je le conçois, mais que l'on réfute par avance l'intérêt d'une connaissance à cru, vérifiée, en mouvement, qui induit par ses abîmes des questions métaphysiques infiniment plus importantes que des petites histoires de dieu, c'est se complaire dans le sexe des anges ou le nombril du christ. Ce qui tuera les religions, c'est l'absence de vision scientifique du monde, une véritable foi ne peut s'accommoder du mensonge.

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